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Ce fut un 5 février.
Le jeudi 4 du mois béni de Ramadan en l’an 172 de l’Hégire, correspondant au 5 février 789 de l’ère chrétienne, le prince Idriss, venu de Baghdad, est intronisé en tant que roi des tribus berbères d'Afrique du nord-ouest sous le nom d'Idriss1er.
Ce fait marquant dans l’histoire islamique marque la naissance du Maroc - El Maghrib El Aqsa – et la création du deuxième état musulman indépendant après l’Andalousie.
L’on se rappelle de l’épopée d’Okba Ibn Nafaâ - qu’Allah l’agrée - qui finit assassiné en 683 par Koceila, le fils de la Kahina, et les révoltes des tribus berbères des montagnes.
Fuyant Baghdad, Haroun Rachid et les combats fratricides entre musulmans, Idriss trouva gîte et couvert au Moyen Atlas. Cet arrière-petit-fils de Hassan Ibn Ali Ibn Abi Taleb et de Fatima, la fille du Prophète Mohamed, que la prière et la paix soient sur lui, fut élu la tête de ce nouveau royaume après six mois d’hospitalité où il se distingua par son érudition et son comportement exemplaire en tant qu’imam. C’est Abou Leïla Isḥaq Ibn Mohamed Ibn Abdelhamid qui le présenta à sa tribu, les Aouraba.
En effet, Idriss fut accueilli par la tribu berbère des Aouraba, qui vivait à Volubilis et ses environs, Oualila chez les autochtones, une ville romaine en plein cœur de la Maurétanie Tingitane. Un grenier à blé et autres céréales non loin de Meknès.
Dès son intronisation, Idriss 1er, rejeta toute autorité du Calife de Baghdad.
Après trois ans de règne qui mirent fin au désordre dans la contrée et permirent une expansion de l’Islam parmi les tribus de la contrée, un agent de Haroun Rachid, mit fin aux jours du roi en l’empoisonnant. Kenza, l’épouse d’Idriss 1er, enceinte à la mort du monarque, mit au monde Idriss II. Celui-ci unifia le Maroc sous la dynastie idrisside et transféra en 185 de l’Hégire, 801 de l’ère chrétienne, sa capitale vers Fès qu’avait fondée son père en 789. Et Fès rayonna dans le monde par la culture, les sciences et la tolérance.
Loin de trouver la paix, malgré la vie dans une farouche indépendance, Fès développa avec l’émirat de Cordoue des relations étroites, parfois tendues, mais aussi avec les monarchies catholiques de la péninsule ibérique et l’Empire Ottoman.
La dynastie idrisside s’écroula en 374 de l’Hégire, 985 de l’ère chrétienne.
Dimanche 5 février 2012.
Zemmora-Relizane. Les déboires de Météo Algérie.
Zemmora-Relizane.
Tempête de neige et froid intense.
De Sidi Rabâine Cheikhs à Garboussa, en passant par Hammam Oued Chorfa, Rouachdia, Ouraya, Sidi Amar, Sidi Mimoune, Haoud El Barouag, ces hauteurs qui dominent Sidi Harrat Benaïssa, un manteau blanc s’est étalé tôt le matin de samedi allant jusqu’aux portes d’Oued Djemaâ et Relizane, les collines de Yellel, Sidi Khettab et Sidi Lazreg.
En effet, il est tombé durant la journée de vendredi dernier en fin de matinée et dans l’après-midi une neige molle sans présage de continuité. Et puis une tempête digne des pays nordiques s’est abattue samedi dès l’aube et a duré jusqu’au lendemain dimanche lorsque la température a chuté. Le mercure n’a guère grimpé au dessus d’un degré Celsius durant ces deux journées, mais a dégringolé en dessous de zéro dès la nuit tombée.
Le temps maussade entrecoupé par des éclaircis et des soleils radieux, et parfois par des bruines bénéfiques pour les agriculteurs y a régné durant toute la semaine écoulée.
Le phénomène, selon les plus âgés, est le cycle naturel et normal qui fut perturbé au cours du dernier tiers du vingtième siècle. De mémoire d’homme, cette bénédiction n’a jamais causé de dégâts, alors que la région, à l’instar des hauteurs de Tiaret, était considérée avec Mendès comme le grenier à blé prolongeant la plaine de Relizane.
Samedi, comme ceux qui sont aujourd’hui grands-parents, les tout petits, les adolescents et certains encore plus âgés se lançaient des boules de ce duvet céleste et contrairement à leurs aïeux ils ont droit à la confection de leur bonhomme de neige, chose bannie jadis sous peine de se faire passer pour l’imitateur de l’occupant. Seuls ou en famille, la marmaille en tête, les Zemmoréens ont grimpé les monts avoisinants pour profiter de ces rares moments que la capricieuse nature leur a offerts, eux qui ont toujours manqué de loisirs.
Chose étonnante, alors que le site internet de l’Office National de Météorologie, cet organisme de l’état algérien ne répondait pas, samedi dernier, vu l’encombrement ou quelque panne et nous renvoyait sur la météo mondiale de Météo.fr qui n’affiche pas plus de 12 villes algériennes, Dzmétéo, un site privé inscrit à Bordj Bouaréridj, plus perfectionné que celui de l’organisme national, sérieux et rigoureux aussi, affichait quelques rares nuages sur Oran et un temps pluvieux sur Alger. Rien ne filtrait sur les 400 km qui séparent les deux villes, soit le Dahra, les monts de l’Ouarsenis, le Zaccar, les monts blidéens, enfin tout l’ouest de l’Atlas tellien. Par contre Météorama, cet organisme d’outre-Méditerranée prévoyait qu’il neigerait dès 7 heures du matin sur Zemmora et affichait une température d’un degré au dessus de zéro. Une exactitude étonnante. Les Italiens, en avance en matière de météorologie, encore d’autres induits en erreur par leurs prévisionnistes, ont vu du nuageux et du peu couvert.
Les isolements des agglomérations situés dans l’axe Relizane-Tissemsilt, Tiaret-Aflou et au-delà vers le sud-est étaient choses imprévisibles et courantes quand manquaient les moyens. Aujourd’hui avec un réseau qui couvre tout le territoire national, les erreurs ne sont plus permises et l’accession aux données doit être facilitée. La radio locale de Relizane, en retard d’une révolution, couvre la météo et les situations climatiques des Hauts Plateaux et autres contrées, et n’en a cure de celle des agglomérations de la wilaya, selon les autochtones.
Si au moins, les services météorologiques algériens avaient prévu pour Zemmora de telles conditions pour permettre aux familles de se préparer pour une escalade des 700 mètres d’altitude du massif forestier avec ses chênes et ses pinèdes en ces jours fériés et aux plus frileux de s’approvisionner en bois de chênes pour paresser aux coins de cheminées qui prendraient bien du service. La pratique de la généralisation des données météorologiques devrait être chose courante pour un service public utile pour l’agriculture, la pêche et les services côtiers, la navigation aérienne et maritime, l’industrie, le bâtiment, les travaux publics et les particuliers.
Vendredi 20 janvier 2012. Quelques dates.
L'année 2010-2011 est considérée comme une année blanche pour votre site sidiharrat.com. Blanche sur le net, mais... En réalité, j'ai fait énormément de choses. Pour vous, bien sûr. Reste maintenant à les transposer sur le site.
Et pour vous remonter le moral, vous qui êtes en Europe et en Amérique en particulier, et qui souffrez un peu de ce manque "d’égal à égal" de la part de ceux-là là-bas, je vous offre quelques dates qui feront rougir les Français et rosir les autres. A vrai dire, des Français il n'en existe plus. Des francisés, oui. J'y reviendrai, un de ces jours avec de solides arguments.
Que peut-on faire avec Allahou Akbar –Allah est Grand-, même sans épée comme dans beaucoup de contrées dont l'Indonésie ? Pour vous rafraîchir la mémoire sur les conquêtes musulmanes en France et ses « environs », j’ai retenu ceci :
En 717, Al-Hourr arrive à Nîmes dans le sud de la France.
En 719, La Septimanie est conquise et Narbonne devient Arbuna, siège d’une wilaya comme le sont Cordoue, Tolède, Mérida et Saragosse. Alet, Béziers, Agde, Lodève et Maguelonne (Montpellier) passent aussi sous le contrôle des Musulmans.
En 720, reconstruction des murailles et du pont romain de Cordoue (Cordoba). Yazid II, le calife omeyyade, contrôle Dijon en France et puis Langres en 722.
En 724, Hicham de la dynastie omeyyade accède au trône. Il devient calife.
En 725 Nîmes, Carcassonne, Lyon, Besançon et Sens puis la Bourgogne en 726, Chalons et Beaune en 730 et enfin Saint Remi passent sous le contrôle des Musulmans.
En 732, eut lieu la bataille de Poitiers. Une petite bataille. Les Musulmans replièrent en Espagne pour calmer une mutinerie qui éclata entre les arabes yéménites et des Berbères.
En 737, eut lieu la bataille d’Avignon. Elle se libère des mains des Musulmans qui l’ont occupé en 734. Mauronte, duc de Provence s’atait rendu à Youssouf El Fihri, le gouverneur de Narbonne. Il n’y eut aucun combat.
En 759, les Musulmans perdent Narbonne (France) qui fut reprise en 792, 841 et enfin 1019.
En 793, les Musulmans font tomber Villedaigne, une ville proche de Carcassonne.
En 813, les Musulmans deviennent maîtres de la Corse qui appartenait au Pape Etienne II et s’emparent de Nice, Civita Vecchia dans les environs de Rome. Les Français écrivent sur ces événements et ne vous étonnez : « Pillent Nice » et « Mettent à sac la Corse »
En 839, le sud de l'Italie est occupé par les Musulmans. Bari fut occupée de 847 à 871, Taranto de 850 à 880, Garigliano fut conquise en 915. La Sicile dont est originaire Ibn Hamdiss arabe, vit tomber Palerme en 831, Messine en 839 et Castro Giovanni en 853.
En 900, les Musulmans contrôlent en France la Provence, le Dauphiné, le Piémont, Montferrat, La Maurienne, Saint Gall, Saint Bernard et Saint Rémy.
En 920, Marseille passe contrôle musulman.
En 936, sous le calife d’Andalousie, Annassir, les Musulmans gouvernent des territoires en Provence et en Suisse dont Valais, Grison et Genève qui tomba en 939 avant Fréjus et Toulon qui rendirent les armes en 940 et Nice et Grenoble deux années plus tard.
En, 948 Hassan Ibn Ali Ibn Aboul Hussein Alkalbi devient gouverneur de Sicile.
En 952, Grenoble et Nice sont sous le contrôle des Musulmans.
Et pour terminer ce petit rappel, Antibes tomba entre les mains des Musulmans en 1003.
Je remercie Moulay Mohamed de Hanovre, H. Razem de Paris et Lacheheb Ryad d'Alger pour m'avoir encouragé à prendre du temps pour mieux rédiger ce modeste billet.
7 janvier 2012. Souvenir. La bataille d'Alger.
La bataille d'Alger a vu la répression se généraliser à travers toute l'Algérie. Zemmora, fief des Hararta, et ses environs ne furent pas épargnés. L'année 1957 a vu la violence atyeindre son paroxysme. Lire la suite.
16 décembre 2011. Fatafeat.com, la chaîne de télévision culinaire arabe vous propose une recette originale, le rfiss des Hararta, Un mets millénaire que vous dégustez obligatoirement le jour de l'Aïd El fitr selon les tradition et qui fait la joie des enfants et rappelle des souvenirs de grand-mère aux plus âgés.
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